Avec le travail, je voyage souvent et il y a deux semaines nous nous sommes rendus dans la région de Tuléar, au sud du pays, pour un chantier chez un particulier.
Cette opportunité me donna l'occasion de traverser le pays d'un bout à l'autre ou presque, et d'apprécier l'incroyable variété de paysages qu'on y trouve. C'est un moins l'avantage de se taper 36h de route non-stop. A l'aller, nous étions deux au volant à nous relayer, c'est facile. Au retour j'ai rentré la voiture tout seul. Eh ben c'est long, 36h de conduite seul et presque sans arrêt !
Bref, je connaissais déjà plutôt bien la section de Majunga jusqu'à Tana, la capitale, et ca tombait bien, puisqu'on roula toute la nuit. Arrivés de bon matin à Tana et après un petit déjeuner au foie gras, nous reprîmes la route pour de la découverte cette fois.
La prochaine grosse étape est Fianarantsoa à une journée de route, autant dire pas très loin. Entre ses deux villes, le pays est très montagneux, et la petite route nationale (grande comme une départementale Ardéchoise) serpente par monts et par vaux. On appelle cette région les hauts plateaux. Les paysages verdoyants de rizières en terrasse, de forêts de pins, de rivières, de rochers tombés du ciel sont superbes.
Les habitants du coin sont très sales et ont l'air horriblement pauvres. On croise parfois un attroupement de gens qui poussent dans une montée un chariot plein à craquer de produits agricoles. Ils sont jusqu'à 5 ou 6 à s'échiner, femmes et enfants compris. Un travail de bête de somme, en somme. On se croit revenu au moyen-âge.
On me confirme dans la voiture que ce sont des bosseurs dans le coin et qu'ils ne sont pas réputés pour suivre de près la mode. Ils vivent dans des maisons miniatures de 1m50 de plafonds, souvent à un étage. On voit parfois une tête sortie d'une minuscule fenêtre à 1m du sol, c'est très rigolo.
Un fait marquant : pendant tout le trajet d'un bout à l'autre du pays, on est en quasi permanence accompagnés par des feux de brousse, à droite, à gauche. Le pays brûle litérallement. Et cette vieille habitude culturelle détruit toute la forêt de Madagascar, c'est très grave.
Nous roulons toujours. On passe au milieu de la nuit dans des coins complètement paumés dans les montagnes, il fait froid. On peut rouler presque 1h sans croiser la moindre petite lumière qui indiquerait trace de vie. Drôle d'ambiance sur la route qui est sensée desservir la moitié Sud d'un pays de 16 millions d'habitants !
C'est là qu'on se rend compte que les Malgaches ont encore un style de vie très simple, autonome et même autarcique. Pour sûr, c'est le pays le plus écologique du monde. Quasiment pas de moteurs, pas d'électricité sur des centaines de km, de l'agriculture vivrière partout. Les gens n'ont besoin de rien et ne dépendent de personne pour vivre. Quand on s'écarte du goudron, on passe dans des zones où l'on se dit que rien n'a changé ici depuis des siècles. Vraiement.
Enfin arrive la dernière ligne droite : 12h de route entre Fianarantsoa et Tuléar. On roule seuls à travers des paysages magnifiques, des montagnes ouvertes, des canyons et des déserts. Difficile de fixer la route quand un tel spectacle se déroule sous vos yeux !
Il n'y a presque personne sur la route. On passe des petites villes champignons, sortient de terre subitement il y a un peu plus de 10 ans. Le sous sol du coin regorge apparement de pierres préciseuses. On voit par endroit que la terre est un vrai gruyère, trouée partout par des milliers de tentatives de fortune, par l'espoir d'un avenir meilleur, exprimé à coups de pioches répétés.
Ces villes, bardées d'écritaux d'acheteurs de pierres (des établissements d'achat sont collés les uns aux autres le long de la rue centrale),
puent la misère et l'ambiance gloque. Les mines défaitent des gens
venus faire fortune dans le grand sud désertique sont marquantes. Ces gens
creusent leur misère à la pelle et à la pioche, espérant leur tour de
chance, comme on joue à la loterie.
Finalement nous arrivons à Tuléar de bon matin, terminus du voyage. La ville est plus petite que Majunga, plus bordélique et plus en ruine encore. Les ethnies Vezo et Antandroy habitent les environs. Hommes grands, droits, à la peau rouge, ils impressionnent. Les Vezo sont pêcheurs nomades, les Antandroy pasteurs.
Ils sont réputés pour être fiers et n'avoir besoin de personne. Dans la brousse en croise marchant à coté de leurs zébus, une sagaie de 2m à la main ! L'impression est marquante quand on les voit, la tête haute et le regard droit. Ils me rappellent parfois le peuple Peul, ces nomades d'Afrique si proches de leur troupeaux...
Mais un gros chantier nous attend, pas le temps de flanner comme des touristes. Au boulot !
Cette opportunité me donna l'occasion de traverser le pays d'un bout à l'autre ou presque, et d'apprécier l'incroyable variété de paysages qu'on y trouve. C'est un moins l'avantage de se taper 36h de route non-stop. A l'aller, nous étions deux au volant à nous relayer, c'est facile. Au retour j'ai rentré la voiture tout seul. Eh ben c'est long, 36h de conduite seul et presque sans arrêt !
la route Majunga-Tana |
Bref, je connaissais déjà plutôt bien la section de Majunga jusqu'à Tana, la capitale, et ca tombait bien, puisqu'on roula toute la nuit. Arrivés de bon matin à Tana et après un petit déjeuner au foie gras, nous reprîmes la route pour de la découverte cette fois.
La prochaine grosse étape est Fianarantsoa à une journée de route, autant dire pas très loin. Entre ses deux villes, le pays est très montagneux, et la petite route nationale (grande comme une départementale Ardéchoise) serpente par monts et par vaux. On appelle cette région les hauts plateaux. Les paysages verdoyants de rizières en terrasse, de forêts de pins, de rivières, de rochers tombés du ciel sont superbes.
En route de Tana à Fiana |
Les habitants du coin sont très sales et ont l'air horriblement pauvres. On croise parfois un attroupement de gens qui poussent dans une montée un chariot plein à craquer de produits agricoles. Ils sont jusqu'à 5 ou 6 à s'échiner, femmes et enfants compris. Un travail de bête de somme, en somme. On se croit revenu au moyen-âge.
On me confirme dans la voiture que ce sont des bosseurs dans le coin et qu'ils ne sont pas réputés pour suivre de près la mode. Ils vivent dans des maisons miniatures de 1m50 de plafonds, souvent à un étage. On voit parfois une tête sortie d'une minuscule fenêtre à 1m du sol, c'est très rigolo.
Un fait marquant : pendant tout le trajet d'un bout à l'autre du pays, on est en quasi permanence accompagnés par des feux de brousse, à droite, à gauche. Le pays brûle litérallement. Et cette vieille habitude culturelle détruit toute la forêt de Madagascar, c'est très grave.
Nous roulons toujours. On passe au milieu de la nuit dans des coins complètement paumés dans les montagnes, il fait froid. On peut rouler presque 1h sans croiser la moindre petite lumière qui indiquerait trace de vie. Drôle d'ambiance sur la route qui est sensée desservir la moitié Sud d'un pays de 16 millions d'habitants !
C'est là qu'on se rend compte que les Malgaches ont encore un style de vie très simple, autonome et même autarcique. Pour sûr, c'est le pays le plus écologique du monde. Quasiment pas de moteurs, pas d'électricité sur des centaines de km, de l'agriculture vivrière partout. Les gens n'ont besoin de rien et ne dépendent de personne pour vivre. Quand on s'écarte du goudron, on passe dans des zones où l'on se dit que rien n'a changé ici depuis des siècles. Vraiement.
Enfin arrive la dernière ligne droite : 12h de route entre Fianarantsoa et Tuléar. On roule seuls à travers des paysages magnifiques, des montagnes ouvertes, des canyons et des déserts. Difficile de fixer la route quand un tel spectacle se déroule sous vos yeux !
Il n'y a presque personne sur la route. On passe des petites villes champignons, sortient de terre subitement il y a un peu plus de 10 ans. Le sous sol du coin regorge apparement de pierres préciseuses. On voit par endroit que la terre est un vrai gruyère, trouée partout par des milliers de tentatives de fortune, par l'espoir d'un avenir meilleur, exprimé à coups de pioches répétés.
Welcome to Ilakaka, célèbre ville minière Malgache |
entrée du parc de l'Isalo |
Finalement nous arrivons à Tuléar de bon matin, terminus du voyage. La ville est plus petite que Majunga, plus bordélique et plus en ruine encore. Les ethnies Vezo et Antandroy habitent les environs. Hommes grands, droits, à la peau rouge, ils impressionnent. Les Vezo sont pêcheurs nomades, les Antandroy pasteurs.
Les traditionnelles voiles carrées Vezo |
Ils sont réputés pour être fiers et n'avoir besoin de personne. Dans la brousse en croise marchant à coté de leurs zébus, une sagaie de 2m à la main ! L'impression est marquante quand on les voit, la tête haute et le regard droit. Ils me rappellent parfois le peuple Peul, ces nomades d'Afrique si proches de leur troupeaux...
Mais un gros chantier nous attend, pas le temps de flanner comme des touristes. Au boulot !
c'était quoi le chantier? Allez, raconte!
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